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des identités

Ce blog est un reflet fidèle de mes questionnements identitaires sous diverses formes. Il est donc autobiographique. Les billets sont signés quebexicano. Pourquoi ce nom ? Peut-être le sous-titre de mon blog en révélera le contenu : se impuso el español como manera de no morir del francés (s’est imposé l’espagnol comme une façon de ne pas mourir du français). C’est un blog bilingue. C’est un gros statement. Bilingue, pour moi, a toujours voulu dire français-anglais, j’aime l’idée de redessiner le paradigme en proposant français-espagnol. Ma posture est celle d’un être humain dans toutes ses contradictions et ses angoisses. Utilisant parfois l’humour, parfois un ton plus sérieux et mélancolique dans le but de découvrir comment on peut se reconnaître dans l’ailleurs.

Deux raisons me poussent à la création d’un tel projet : tout d’abord l’impossibilité pour moi de vivre dans une société québécoise décomplexée, affranchie de son annexion à une autre nation, et la honte rattachée à ce constat. Ensuite, la fascination que j’ai pour les cultures hispano-américaines, en particulier celle du Mexique. J’ai écrit autobiographique, mais t’sais, l’identité est une construction, tout comme le sont les récits ; on pourrait ainsi dire qu’il s’agit d’autofiction. On assistera ensemble à la construction d’une nouvelle identité, on prend ce qu’on aime des deux cultures, comme dans la section du vrac à l’épicerie. Je fais cette proposition à travers des billets d’humeur, parfois poétiques, des découvertes culinaires et culturelles, et des récits de voyages. Chacun d’eux est rédigé dans les deux langues

bagages creux à mes trousses
je suis prêt
à partir
pour me reconnaître
là-bas


ya no hablo más

Mexico sin visamis palabras           liberadasen avión en busa piesin tocar las líneasde la banqueta                    llegamos siempre parece más sencillo cuando lo digo pero la cegueraentrelos dientes me callo la mirada llena de palabras hasta el topelistas para hablarmastico y mascoy marcho ya no hablo más Quebexicano

je ne parle plus

Mexico sans visames mots          affranchisen avion en busà piedsans toucher les lignesdu trottoir                on arrive ç’a toujours l’air plus simple quand je le dis mais la cécitéentreles dents je me tais le regard plein de mots à ras bordprêts à parlerje remâche et mâcheet marche je ne parle plus Quebexicano

La madre que huye

En junio pasado, sugerí La femme qui fuit de Anaïs Barbeau-Lavalette a mi madre, a quien nunca había visto tomar un libro en su vida. Durante mi infancia, mi único contacto con la literatura fue ver a papá leyendo La Presse los sábados por la mañana. Periódicos que después servían para alimentar el fuego de … More La madre que huye