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des identités

Ce blog est un reflet fidèle de mes questionnements identitaires sous diverses formes. Il est donc autobiographique. Les billets sont signés quebexicano. Pourquoi ce nom ? Peut-être le sous-titre de mon blog en révélera le contenu : se impuso el español como manera de no morir del francés (s’est imposé l’espagnol comme une façon de ne pas mourir du français). C’est un blog bilingue. C’est un gros statement. Bilingue, pour moi, a toujours voulu dire français-anglais, j’aime l’idée de redessiner le paradigme en proposant français-espagnol. Ma posture est celle d’un être humain dans toutes ses contradictions et ses angoisses. Utilisant parfois l’humour, parfois un ton plus sérieux et mélancolique dans le but de découvrir comment on peut se reconnaître dans l’ailleurs.

Deux raisons me poussent à la création d’un tel projet : tout d’abord l’impossibilité pour moi de vivre dans une société québécoise décomplexée, affranchie de son annexion à une autre nation, et la honte rattachée à ce constat. Ensuite, la fascination que j’ai pour les cultures hispano-américaines, en particulier celle du Mexique. J’ai écrit autobiographique, mais t’sais, l’identité est une construction, tout comme le sont les récits ; on pourrait ainsi dire qu’il s’agit d’autofiction. On assistera ensemble à la construction d’une nouvelle identité, on prend ce qu’on aime des deux cultures, comme dans la section du vrac à l’épicerie. Je fais cette proposition à travers des billets d’humeur, parfois poétiques, des découvertes culinaires et culturelles, et des récits de voyages. Chacun d’eux est rédigé dans les deux langues

bagages creux à mes trousses
je suis prêt
à partir
pour me reconnaître
là-bas


silencio

en el principio era el poemaliso y entero sin pedir nada a nadiellega el verboque lo forza a avanzar pequeño poema tranquilo luego las palabraspor milesunos solesque queman el poemaextrañaelnodicho Quebexicano

silence

au commencement était le poèmelisse et entier sans rien demander à personnearrive le verbequi le force à avancer petit poème paisible les mots ensuitepar milliersdes soleilsqui brûlentsèchentfendent le poèmes’ennuiedunondit Quebexicano